Taux InserJeunes

A partir des sortants de 2022, les chiffres présentés dans Orion prennent en compte l’emploi public, ce qui peut sensiblement augmenter les taux d’emploi de certains secteurs particulièrement concernés (par exemple dans le domaine hospitalier).

L’amélioration apparente des taux cumulés entre 2020+21 et 2021+22 correspond en réalité à un élargissement des métiers pris en compte, et donc à un plus grand nombre de sortants comptabilisés comme « en emploi ».

Ces deux taux ne peuvent pas être additionnés car ils n’ont pas le même dénominateur.

Le taux de poursuite d’études est calculé sur l’effectif total en entrée en dernière année de formation (idem pour le taux de devenir favorable) :

Taux de poursuite d'études = Ré-inscrits en formation à la rentrée N+1 / inscrits en dernière année de formation à la rentrée N

Le taux d’emploi est calculé sur la base de l’effectif en dernière année à laquelle on retire les élèves en poursuite d’études (donc uniquement les sortants de formation professionnelle) :

Taux d'emploi à 6 mois = nombre de sortants en emploi après 6 mois / ((effectif en dernière année de formation à la rentrée N) - (ré-inscrits en poursuite d’études à la rentrée N+1))

Si on veut évaluer à quel point une formation insère ou permet la poursuite d’études, c’est le taux de devenir favorable qui est l’indicateur pertinent.

ExempleExemple pour cent élèves en dernière année:

  • 75 sont ré-inscrits l’année suivante ⇒ 75/100 = 75% de taux de poursuite d’études ;

  • 25 sortants, dont 20 sont insérés après 6 mois ⇒ 20/25 = 80% de taux d’emploi ;

  • 75+20=95 sont dans une situation favorable (poursuite ou emploi) ⇒ 95/100 = 95% de taux de devenir favorable.

Le taux d’emploi sur Orion est calculé sur la base des déclarations sociales nominatives (DSN) des entreprises, qui est une donnée administrative vérifiée. Il est souvent inférieur au taux précédemment calculé à partir des enquêtes IVA, auxquelles les jeunes ne répondaient pas tous. Il pouvait donc y avoir un biais sur le taux d’emploi estimé, les jeunes sans emploi étant sans doute moins enclins à répondre à l’enquête.